Il y a des charges que l’on porte sans même s’en rendre compte. Pas parce qu’on les a choisies mais parce que, progressivement, elles sont devenues les nôtres. L’orientation scolaire de nos enfants en fait partie et il est temps d’en parler !
Orientation scolaire : Un chiffre qui dit tout ce qu'on ne dit pas
Dans 70 % des familles, c’est la mère qui porte principalement le sujet de l’orientation. Ce chiffre, issu d’une enquête menée par l’Étudiant et la FCPE, ne surprend probablement personne … et c’est précisément là le problème.
Quand quelque chose ne surprend plus, c’est souvent parce qu’il est devenu invisible. Normal. Attendu. Et ce qui est attendu n’est jamais questionné.
Pourtant, derrière cette statistique, il y a des heures passées sur internet, des pages sauvegardées et des onglets ouverts en parallèle pendant qu’on gère le reste. Il y a des soirées à comparer des formations, des journées portes ouvertes notées dans un agenda déjà trop plein. Ce chiffre parle aussi des questions qui tournent en boucle : « Est-ce que je fais les bons choix ? », « Est-ce que je passe à côté de quelque chose d’essentiel ? ».
Vous vous reconnaissez ? Je suis passée par là aussi !
La charge mentale de l'orientation : de quoi parle-t-on vraiment ?
La charge mentale, dans ce contexte, c’est bien plus que le temps passé à chercher des informations. On parle ici de l’espace cognitif et émotionnel que ce sujet occupe souvent en continu et les mamans u sont confrontées (trop) souvent seules.
Quand on parle d’orientation scolaire pour son enfant on doit penser à :
- Anticiper les échéances Parcoursup avant même que l’année de Terminale commence.
- Filtrer les informations pour ne transmettre que ce qui est utile, sans surcharger son enfant.
- Gérer la tension entre ses propres inquiétudes et la nécessité de rester sereine face à lui.
- Trouver les mots justes : ni trop directifs, ni trop en retrait.
Et en parallèle, il faut avancer, souvent sans filet, en espérant ne pas se tromper.
Les sujets d'orientation scolaire viennent alourdir la charge mentale des mères
Ce n’est pas un manque d’implication des pères. C’est une organisation familiale qui, par habitude ou par défaut, délègue ce rôle aux mères qui ont l’habitude depuis les petites classes de maternelle de s’occuper des sujets scolaire.
Au fur et à mesure que l’enfant grandit, les sujets deviennent plus complexes mais les mamans restent en premièreligne et ce faisant, elles portent souvent seules quelque chose qui mérite d’être partagé … ou au moins, soutenu.
Je consate dans ma pratique professionnelle ce que ce sondage révèle : 80% des parents qui m’appellent sont des mamans. Mais dans le cas d’une réorientation, ce sont majoritairement des papas qui prennent contact avec moi.
Ce que même l'amour maternel ne peut pas voir
Il y a quelque chose de paradoxal dans le fait d’être à la fois la personne la plus investie dans l’orientation de son enfant… et celle qui a le plus de mal à en avoir une vision objective😉.
Cette proximité affective crée des angles morts. On ne voit pas un dossier mais on voit son enfant. On ne lit plus les critères de sélection, on lit ses espoirs.
C’est là que la charge mentale devient véritablement lourde : non seulement les mères portent le poids logistique de l’orientation, mais elles portents aussi le poids émotionnel d’une décision qui engage très fortement l’avenir de leur enfant. Quelle responsabilité repose sur leurs épaules ! Et tout ça, souvent, sans « mode d’emploi » !
Décidément, les mamans ont de bien nombreuses casquettes !
Être accompagnée, ce n'est pas abandonner son rôle
Faire appel à un professionnel de l’orientation, ce n’est pas se décharger de sa responsabilité de parent. C’est faire le choix de ne plus porter seule quelque chose d’aussi structurant.
Un accompagnement bien mené permet de :
✔️ Créer un espace de réflexion pour l’ado et de dialogue entre lui et ses parents. C’est créer un espace dans lequel la tension laisse place à la clarté.
✔️ Construire une stratégie cohérente avec les aspirations de l’élève, pas seulement avec ses notes.
✔️ Comprendre comment un dossier est réellement lu par les jurys, et ce qui fait la différence entre deux profils similaires.
Et surtout se faire acompagner permet de poser les choses sereinement, sans l’urgence émotionnelle que génère l’investissement parental.
Il ne s’agit pas de déléguer la réflexion ou les décisions. Il s’agit de s’appuyer sur C’est regard extérieur, professionnel, neutre, et bienveillant qui vient compléter ce que l’amour , aussi précieux soit-il, ne peut pas toujours offrir.
Et si on s'accordait le droit d'être soutenue ?
70 % des mères portent l’orientation de leur enfant. Ce chiffre ne devrait pas être une fierté silencieuse. Il devrait être le point de départ d’une conversation que l’on n’a pas encore osé avoir.
Vous n’avez pas à tout savoir. Vous n’avez pas à tout gérer.
Vous avez juste à vous permettre d’être accompagnée … pour accompagner votre enfant mieux, et plus légèrement.
Vous vous reconnaissez dans cet article ?
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